Spécificités genevoises
Gel, bise et copropriété
Les communes les plus exposées
Le bord du lac et le centre-ville sont relativement doux, mais les communes de la campagne genevoise ouvertes à la bise, au pied du Jura côté Collex-Bossy ou Dardagny, et celles qui s’adossent au Salève comme Veyrier, Troinex ou Bardonnex, connaissent des nuits de gel plus fréquentes. Les cycles gel-dégel y sollicitent davantage les carreaux, les joints et les supports mal drainés.
L’eau ne doit jamais stagner
Une pente régulière vers un écoulement, une rigole ou le bord libre est indispensable. Une flaque qui reste après la pluie finit par s’infiltrer sous les carreaux, puis par les décoller au premier hiver. Les joints de fractionnement et le joint périphérique le long des murs laissent le revêtement se dilater sans se fissurer.
Balcons et terrasses en PPE
Dans un immeuble en propriété par étages, la terrasse peut être d’usage privatif tout en reposant sur une structure et une étanchéité communes. Le règlement d’administration et d’utilisation précise qui décide et qui paie. Avant de commander des carreaux, faites valider le projet par l’administrateur, voire par l’assemblée ; locataire, demandez l’accord écrit de la régie.
Choisir la saison
Les colles et mortiers de joint ont une plage de température d’application indiquée par le fabricant. On évite de poser par gel annoncé ou en pleine canicule sur un support brûlant : le printemps et le début de l’automne sont souvent les périodes les plus confortables.
Pour une toiture-terrasse ou un balcon avec infiltrations, faites d’abord diagnostiquer l’étanchéité par un spécialiste. Le carreleur intervient ensuite sur un support sain.